"Journal mémoire de la paroisse" à la fin du registre paroissial des baptêmes, mariages et sépultures

Ecrit de 1750 à 1753 environ par Jean François Guichard (1683 – 1768), prêtre & curé de Chatonnay & Dramelay-la-Ville ; transcription selon l'orthographe et la ponctuation moderne :

Première page du journal du curé Guichard, microfilm des registrs paroissiaux aux archives départementales du Jura. 

La première page du journal (extraite du microfilm des registres paroissiaux de Chatonnay)


[Page 75 du registre : page première du Journal]
Toutes les quêtes des blés faites dans la paroisse de Chatonnay, et d’argent faites tous les dimanches à la messe paroissiale jusqu’à l’année 1742, ont été employées par le soussigné curé de Chatonnay à faire les crédences et buffet qui sont dans la sacristie, à acheter le missel et à le faire relier et coudre de cuir quelques années après à Besançon, acheter les rituels, trois bonnets déjà usés, la lampe devant le saint sacrement, le pupitre, la chaire, le bénitier de cuivre, celui de pierre à l’entrée de l’église, deux surplis et deux aubes avec les amicts  et cingulons, avec les six chandeliers de bois rougi, qu’il a mis dans la sacristie. [Signature] Guichard
La petite cloche de Chatonnay, qui pèse environ 230 livres, fut fondue le dix du mois de novembre 1722 à Chatonnay, par les maîtres Gousset frères, et elle fut bénite par le soussigné curé de Chatonnay, assisté de M. Melot [?] curé de Marigna,[page 2] de M. Daloz curé de La Boissière, le 25è de juillet 1723. Son parrain fut Joseph Maire fils de Claude Maire et de Marie Prost de Chatonnay, la marraine fut Claire Vuillermet femme de Joseph Jacquard de Chatonnay, leurs noms sont mis sur ladite cloche avec celui du soussigné qui y fit mettre aussi ces paroles du psalmiste Laudate Dominum In Cymbalis Benesonantibus. [Signature] Guichard [Note marginale, postérieure] Jusqu’à ce que l’église fusse rebâtie on suspendit cette cloche au tilleul ou orme qui est sur la place et un enfant la cassa en en sonnant d’un coup de pierre.
Le 20 de juin 1738 fut placé le tabernacle envoyé par M. Dupuis prieur de Chatonnay le quinze du même mois ; M. Janod et familier d’Arinthod le plaça sur l’autel, aidé du sieur Mathon, menuisier à Arinthod ; ensuite on y reposa le saint sacrement et on chanta le Te Deum en action de grâce ; il n’y avait auparavant qu’un mauvais tabernacle de bois sans dorure fait comme une cage. Quelques jours après nous célébrâmes une messe solennelle pour M. le Prieur de Chatonnay. [Signature] Guichard [page 3]
L’an 1739 la 4 de juillet, il tomba sur tout le territoire de Chatonnay une si grosse et si abondante grêle poussée par un vent si violent qu’elle ravagea tous les blés. On ne moissonna ou faucha qu’un peu de mauvaise paille. Dramelay, La Boissière, Arinthod, Légna, Savigna en furent aussi bien endommagés.
L’an 1740 les paroissiens de Chatonnay achetèrent l’ancien soleil ou encensoir d’Arinthod pour prix de 120 livres, les paroissiens en furent pour 100 livres et le curé pour 20 livres. [Note] Et celui qui y était auparavant est à présent un reliquaire sur le même pied qui n’est pas d’argent, l’autre reliquaire à Saint Claude.
L’an 1742 au mois de mai je reçus de M. Dupuis prieur de Chatonnay trois chasubles, une en fond blanc à croix rouge, une en fond violet avec la croix verte, la troisième noire avec la croix d’un galon en soie mêlée. L’autre chasuble noire avec la croix d’un galon tout blanc a été donnée par la servante de M. Dalloz curé de La Boissière à l’église de Chatonnay [page 4] et la chasuble toute verte a été donnée par Mademoiselle Dalloz, nièce dudit sieur curé de La Boissière.
Le 21 décembre jour de la saint Thomas 1742 je fis à Chatonnay et le lendemain à Dramelay avec les échevins, une quête de blé et d’œuvres, nous trouvâmes 6 mesures de froment et 7 tant de turquie que d’orge, avec environ 20 livres de rente, dont le prix sera employé en un surplis, une aube avec l’amict, en des corporaux purificatoires.
Le premier de janvier 1743, l’on commença par ordonnance de Monseigneur l’Archevêque à entretenir la lampe ardente le jour et la nuit devant le saint sacrement dans l’église de Chatonnay, ce qui ne ne s’était jamais pratiqué. La lampe n'était allumée que les jours de dimanches et de messe, nonobstant les menaces du curé d’en avertir Monseigneur, ce qui arriva et il fut ordonné au sieur curé d’ôter le Saint Sacrement du tabernacle si les paroissiens n’exécutaient pas l’ordonnance. [page 5]
Le cimetière de Chatonnay fut interdit pendant 1741 et 1742 parce qu’il n’était pas clos et trois femmes et un hommes furent inhumés dans l’église pendant les deux années susdites, et sans l’interdit il ne serait pas encore clos ; toutes les bêtes pâturaient sur le cimetière et les voisins l’ouvraient de tout côté pour y mettre leurs bêtes et les auraient dans peu de temps mis coucher dans l’église, si je n’avais pas fait interdire le cimetière.
Ladite quête de blé et d’œuvre de 1742 [Note : qui a été vendue 22 livres], j’en ai acheté l’aube bordé de dentelle d’un demi pied de large avec l’amict, un corporal, trois purificatoires un surplis avec une dentelle devant et un bonnet.
Le 21 et 22 septembre de 1743 je fis une quête de froment à Dramelay et à Chatonnay d’environ 12 mesure et une autre au mois de février de 1744 d’environ 14 mesures tant de mêlé que de maïs et environ 12 livre de filet. [page 6]
L’an 1744, le 7ème jour d’avril, 3ème fête de Pâques, je fis marché avec le sieur Livet, peintre de Nantua travaillant actuellement à Orgelet, pour le tableau de Saint Maurice et le cadre, le tout de 9 pieds de hauteur et 7 pieds de largeur, le tableau de touche, figure et le cadre bien marbré avec des fleurs en sculpture aux coins et au milieu, le tableau de Saint Jean Baptiste pour placer sur les fonts baptismaux, et le tout pour prix de 126 livres ; je lui donnai le même jour que ci-dessus 24 livres à compte, présents le sieur Bourel prêtre et familier d'Arinthod et le sieur Borrel, bourgeois du même lieu.
Emploi de la dernière quête ci devant en blé ; j'en ai fait faire un plancher dans la sacristie et des cadettes qui y étaient, j'en ai fait cadetter la nef de l'église à main droite jusqu'à la porte, le tout pour 22 livres le 13ème avril 1744. [page7]
En 1737, j'achetai à Besançon les deux vases d'étain pour les saintes huiles.
L'an 1739, le 9ème du mois de décembre, je fis un échange avec René Vuichard de Chatonnay, dont il y a un acte ; je lui ai relâché et cédé la moitié d'un pré, et la moitié d'une terre labourable qui avait été donnée par Denis Vuichard son frère, pour fondation d'une grande messe et d'une basse le 29ème janvier 1722, comme on pourra le voir dans son acte de donation de tout son bien audit René son frère, jointe aux papiers de la cure ; et en échange ledit sieur Vuichard a cédé au sieur curé de Chatonnay un pré en Bringe d'environ une demi voiture de foin, qui touche le matin le sieur prieur de Chatonnay, du soir les communes, de vent le pré appartenant au sieur Guichard curé de Chatonnay acquis de Denis Vuichard de Chatonnay le 27 janvier 1740 pour la somme de 40 livres exempte de toute charge, [page 8] et de bise une terre appartenant aux héritiers de feu Benoît Prost (qui fut tué à Ugna dans le cabaret par deux ou trois dudit Ugna qui tous moururent malheureusement pendant le temps de l'information et qu'on faisait leur procès qui fut arrêté à force d'argent au grand préjudice de la veuve et des enfants qui étaient au nombre de quatre). Si mon successeur se plaint de l'échange si dessus fait au préjudice du bénéfice, il pourra le rompre s'il veut et ne pas le tenir pour bon, mais il ne tirera que 50 sols pour ladite fondation, comme il est dit dans l'acte : que René Vuichard et ses héritiers jouiront du pré et du champs tant qu'ils payeraient annuellement 50 sols au sieur curé de Chatonnay ; c'est là le moyen de ne jamais jouir et posséder lesdits fonds. C'est ce qui m'engagea à faire l'échange considérant qu'une demi voiture de foin valait bien 50 sols, et que j'étais bien sûr d'avoir la portion de Denis Vuichard, et je pensais encore avoir celle de Louis Vuichard, par conséquent j'aurai en tout le pré de Bringe, et je l'aurais fait fermé de tout côté d'une barrière, et de tout côté planté de saules du côté du matin, comme j'en ai fait planter du côté du soir, [page 9] mais ledit Louis Vuichard n'a jamais voulu se défaire de sa petite portion de pré qui n'est que d'une petite demi voiture de foin.
L'an 1740 le 27 janvier, j'achetai de Denis Vuichard sa portion de pré en Bringe pour prix de 40 livres exempte de toute charge, qui touche de matin le sieur prieur de Chatonnay de soir les communaux de vent Louis Vuichard et de bise la portion de pré venant de René Vuichard par l'échange ci devant nommé ; je cède et donne à l'église de Chatonnay cette portion de pré que j'ai acquise dudit Denis Vuichard qui est environ d'une demi voiture de foin pour fondation d'un grande messe le 29 janvier fête de Saint François de Sales, et de la bénédiction du Saint Sacrement les jours de la fête de la purification et le jour de Pâques.
Depuis un temps immémorial on a jamais vu curé résider à Chatonnay, faute de maison curiale, quoique la cure de Chatonnay soit une des plus anciennes cures du [page 10] diocèse, comme l'atteste le père Chandiot, carme chaussé qui a fait le poullier de tous les bénéfices du diocèse de Besançon. Le sieur Jault, mon prédécesseur, a été curé de Chatonnay pendant 40 ans, et il demeurait à Arinthod quoiqu'il n'en fut pas (il était de Nermier de la paroisse de Sarrogna) en 1711 je lui succédai et je desservis le bénéfice de Chatonnay, comme lui en demeurant à Arinthod, chez mes parents ; je ne venais à Chatonnay que les jours de fête et de dimanches, ou lorsque j'y était appelé pour administrer les sacrements, et cela jusqu'en 1731 ; et je n'avais aucune institution. La cure était bien dévolutable, mais aucun prêtre n'osait la prendre par dévolu, et moi encore moins, parce que alors l'évêque d'Aréthuse, monsieur de Grammont, était prieur de Chatonnay. C'était lui qui m'avait payé à Chatonnay en me promettant plus de beurre que de pain. Grand vicaire, il gouvernait le diocèse sous monseigneur François Joseph de Grammont archevêque de Besançon, il ne voulait point de curé en titre à Chatonnay pour ne point donner de supplément et pour toujours s'emparer des novalles très injustement contre la déclaration du roi en 1686. Le sieur Jault rentablement titré curé de Chatonnay sitôt après la déclaration du roi fit signifier son option audit prieur de Chatonnay dit l'abbé de Grammont Chambéria en demandant 240 livres de supplément et toutes les novalles comme on peut le voir [page 11] dans les pièces du procès le prieur défendit par de mauvaises raisons surtout en défaut que le roi avait fait confisquer tout ses revenus comme ceux de sa famille il était ainsi parce qu'après la conquête de ce pays, aucun des monseigneurs de Chambéria ne voulait aller au service de la France. En un mot le sieur Jault par crainte ou par un travail de la maison de Chambéria, abandonna le procès qu'il était sûr de gagner et abandonna ensuite la cure sans faire signifier à l'ordinaire son abandon.
Voilà ce qui a fait la ruine de ce bénéfice en lui faisant perdre toutes les novalles, et en me faisant perdre ma procédure au parlement de Besançon, que j'avais intenté sitôt que je fusse curé, au sieur Dupuis de Besançon, alors prieur de Chatonnay par résignation de monseigneur d'Aréthuse, parce que le sieur Dupuis était son aumônier ; dans lequel procès je demandai les novalles de friches depuis la demande du sieur Jault au prieur de son temps. C'étaient des novalles faites pendant l'espace de trente années que la cure de Chatonnay resta sans curé en titre. Il était aisé au prieur de s'emparer des novalles tandis qu'un simple desservant n'osait assigner croyant ne pas  être en droit de les demander [page12] et de les dîmer.
Je fus condamné au parlement avec toute l'injustice la plus criante et contre le sentiment de tout ceux qui étaient instruits du procès et qui savaient combien ma demande était juste ; si le sieur Jault avait fait rendre un jugement en sa faveur au baillage d'Orgelet ce qui lui était aisé en ce que le juge ne pouvait pas lui refuser, j'aurais gagné mon procès par conséquent toutes les novalles de Chatonnay qui sont presque la moitié de la dîme dudit lieu le bénéfice de Chatonnay bon et je n'aurais pas été pour mille francs de dépens ; je payai au prieur 330 livres 14 sols et 8 deniers pour ses dépens et j'en fus pour le moins pour autant de mes propres dépens ; je fis faire une enquête à Arinthod par messieurs les officiers d'Orgelet où je fis entendre 14 témoins tant d'Arinthod que de Chatonnay la Boissière Givria et Ugna. Il y a à Besançon 2 mémoires in factum par mon avocat M. Caseau et c'est sur son avis et celui de M. Arnoud et de M. Dunod professeurs, que l'entreprise du procès contre le sieur Dupuis prieur de Chatonnay ; si je m'étais emparé des novalles peu à peu, me tenant sur la défensive, le prieur ne m'aurait point attaqué, [page13]  il aurait craint d'entreprendre un mauvais procès pour lui et dans un baillage qui aurait été en ma faveur et éloigné de sa demeure, et je serais le possesseur de toutes les novalles et mes successeurs en jouiraient paisiblement, mais la faute est faite non pas tant de ma part que de celle de mon prédécesseur. DIEU SOIT LOUE elle est irréparable.
Dès 1732, je demande aux paroissien de Chatonnay une maison curiale, comme on peut le voir dans la première requête déposée à ce sujet à monseigneur l'intendant qui était M. de la Neuville ; on verra aussi combien de requêtes présentées à M. de De Vanole le successeur de M. de la Neuville et toutes signifiées par huissier aux paroissiens, et par conséquent combien de frais et de dépens faits à Besançon à l'intendance, combien de significations et de contrôle pour avoir des paroissiens ce qu'ils devaient d'abord m'accorder à l'amiable, étant si juste que de me bâtir un presbytère.
En attendant une maison curiale je convint avec les paroissiens en 1732 à trente livres par an pour mon logement. [page 14] Les deux tiers de ladite somme toute à la charge de la communauté de Chatonnay et l'autre tiers à celle de la communauté de Dramelay-la-Ville. De 1732 jusqu'à 1744 je n'ai pas pu tirer un sol de ladite somme de la communauté de Chatonnay que par requête et par ordonnance signifiée. Comme on peut le voir cette communauté ne paie aucun droit que par jugement et par contrainte. Il n'en est pas de même de celle de Dramelay : tous les habitants sont de bonne intelligence et bien unis ; ils paient tant qu'ils peuvent pour éviter les frais. Mais parmi les habitants de Chatonnay, il n'y a point d'union,  d'intelligence, de concorde, ils ne s'accordent point, ils ne viennent à bout d'aucune affaire, ils ont passé quinze ans sans me payer seulement 4 livres par an pour le pain et le vin, quoique je les ai demandé tous les ans à l'échevin.
Enfin je suis venu à bout de les forcer à me donner de l'argent pour commencer la maison curiale en 1744, et c'est par une requête présentée à M. de Sessigny (qui a succédé à M. de Vanole) qui les oblige à faire répartement incessamment de la somme de 1624 livres en trois termes, sur tous les résidants et non résidants possédant bien dans la communauté de Chatonnay et de Dramelay-la-Ville, exempts et non exempts, privilégiés et non privilégiés, sans avoir égard à aucune portion canonique [?]. Je n'ai jamais pu déterminer la communauté de Chatonnay à demander à Monseigneur l'Intendant que les non résidants fussent imposés pour la bâtisse de la maison curiale quoique cette demande ne leur coûtait rien et qu'ils étaient sûrs de l'obtenir et que ce fut pour elle d'un grand avantage et d'un grand secours puisque les non résidants payent presque la moitié du prix du presbytère ; il a fallu que je m'en soit mêlé
Il y a environ 25 ans que presque toute la nef de l'église de Chatonnay tomba le jour de Noël, après que le marguillier eut sonné l'angélus le soir et fermé la porte, il n'y avait qu'une demi heure que j'en étais sorti pour aller coucher à la Boissière quand les paroissiens entreprirent de rebâtir ladite nef. Monseigneur le grand prieur fit rebâtir le choeur qui menaçait ruine et ce fut maître Parisset qui eut le marché de l'un et l'autre. Au lieu  de démolir le clocher qui était deux fois matinal qu'il n'est à présent, il le sapa par les fondations pour le faire tomber tout à la fois sans avertir les paroissiens de descendre les cloches ; tout le clocher tomba d'un coup et il n'y eu point de cloche de cassée ; et ce Parisset était presque à la fin de l'ouvrage, il ne restait plus qu'à blanchir l'église, quand il fut sans donner aucun signe de vie en tombant la nuit chez le cabaretier depuis le pallier jusqu'à la grange de la hauteur d'environ 6 pieds.
Avant cette nouvelle bâtisse de l'église, il y avait une petite sacristie entre le choeur et le clocher du côté de bise, à peine un prêtre [?] pouvait il s'y remuer. Les paroissiens voulaient la remettre au même endroit et je m'y opposai fortement, je la fis placer derrière le chœur, la fis faire les fondements y étant présents, mon dessein était qu'on transportât le choeur du côté du soir où est la porte de l'église, et l'entrée se serait trouvée sous le clocher, par conséquent le clocher sur la porte de l'église, il y aurait eu une belle place devant l'église et il ne faudrait pas faire tout le tour de l'église pour en trouver l'entrée mais les paroissiens comme gens entendus s'y opposèrent en disant que le clocher serait à leur charge
En 1744 j'ai fait placer dans la sacristie un petit garde robe qui m'appartient pour y retirer tous les linges et vases sacrés et tout ce que monsieur le curé voudra
En 1744 jour de la Saint Michel et le lendemain, je fis une quête à Chatonnay et Dramelay-la-Ville où je trouvai 12 mesures de froment pour les réparations de l'église, plus 12 mesures de froment en 1745 dans laquelle année j'ai fait faire et placer au choeur le tableau de Saint Maurice haut de 9 pieds large de 7 pour prix de 120 livres tout y compris par le sieur Livet de Nantua, maître peintre, maître à danser, maître à faire les armes, maître à jouer du violon, maître à dorer, maître chasseur, maître pêcheur ; ledit tableau a été fait à Arinthod dans la maison du sieur curé de Chatonnay
Au mois de février 1746 j'envoyai à Saint Claude le calice de l'église de Chatonnay pour le faire raccommoder par le sieur Rousset maître orfèvre, il se dessouda, le pied se sépara de la coupe au moment où je le pris et élevai pour faire la consécration du vin ce qui m'embarrassa beaucoup je ne laissai pas que de la faire et achever ce saint sacrifice de la messe. Il me coûta 50 sols à compte desdites quêtes de 1744 et 1745 qui ont été vendues à trente sols la mesure le tout monte 36 livres
Plus je fis acheter à Besançon un canon pour l'autel que je fis encadrer avec le lavabo et l'évangile de Saint Jean tant le canon que les caches 4 livres. Il fut gâté à la sacristie par des limaces qui le rongèrent, il me fallut en faire venir un autre que j'ai fait aussi encadrer pour 4 livres le tout. Plus j'ai acheté un petit missel pour la messe des morts 3 livres. Plus j'ai fait faire un petit confessionnal que j'ai fait placer dans la chapelle de Sainte Barbe le tout 30 sols
J'ai fait faire un ciel ou dorne sur la chaise avec les marches et balastre, j'ai fait faire le siège en forme de côte gauche le tout 32 livres tant les journées de l'ouvrier que les planches de chêne. Plus le crucifix qui est sur l'autel 3 livres tous les ouvrages ci dessus en 1748
En 1746 au mois d'août on commença à bâtir la maison curiale, elle fut achevée à la fin de 1747, elle fut plâtrée blanchie et gypsée en 1748, j'y entrai et fis faire le (fin?) la veille de la Saint Maurice de 1748 et sa bénédiction en fut faite par le sieur Chabaud de Fétigny ancien curé de Plaisia. Le lendemain de la Saint Maurice de la même année ci dessus, présents tous les sieurs curé du voisinage et familiers d'Arinthod
Je me chargeai du marché dudit presbytère pour prix de 1624 livres quand il aurait été de 2000 livres je n'y aurait rien gagné ; un entrepreneur étranger aurait voulu facturer le devis de point en point pour n'y pas perdre et même pour y gagner, il n'aurait pas ajouté au bâtiment le salon avec la porte vitrée pour aller au jardin ni les marches d'escalier en pierre de taille pour aller aux chambres hautes. Ce qui me console de l'argent que j'ai employé audit presbytère,  c'est qu'il ne s'est trouvé personne qui n'ait approuvé mon dessein et qui n'ait trouvé le tout selon les règles ; plusieurs gens connaisseurs en bâtiment m'ont soutenu que je n'aurais pu bâtir cette maison à moins de trois mille livres. Si cela est on peut s'agir combien elle me coûte, elle me coûte déjà bien des peines et des soins pour faire agir les paroissiens qui étaient obligés de voiturer tous les matériaux, pour faire agir tous les ouvriers surtout les maçons à qui il fallait fournir tous les matériaux sur place, on ne peut comprendre combien de bois il leur fallait trouver pour faire des ponts, jusqu'à 5 ou 6 ponts l'un sur l'autre, et combien ils ont briser gâter de chevrons de planches de cordes.
La maison curiale étant faite je travaillai à obliger les paroissiens à clore le plan dessiné pour le jardin ; ce n'était qu'une petite chènevière du côté du matin, séparé de la maison par un chemin pour aller à l'église et au cabaret, la nuit comme le jour c'était là une grande servitude pour le presbytère, trois ans se sont passé sans pouvoir faire clore ce jardin nonobstant trois ordonnances de l'intendant qui ordonnait qu'il fut fermé à chaux et à sable de six pieds de hauteur, je n'en serais pas venu à bout s'il n'y avait eu prise de corps sur les échevins et sur les principaux de la paroisse ; combien de peine et de chagrin 3 requêtes et une sommation toutes signifiées à deux communautés ; les paroissiens s'imaginaient n'être pas obligés de fermer le jardin et quand ils s'y sont vu forcer il pensaient qu'ils étaient ruinés, et il n'en a pas coûté aux plus riches aux plus commodes 40 sols d'argent déboursés
Je leur ai permis de faire muraille sèche, elle est forte de bon quartiers, elle durera autant que si elle était faite à chaux et à sable, elle n'a été commencée qu'au mois d'avril de 1749 dans quinze jour elle fut achevée ; j'ai fait faire l'abeiller à mes frais
Les arbres nains ont été plantés dans le jardin du presbytère le 24 février 1749 ils viennent de Bourg en Bresse ils coûtèrent les 1917 livres rendu à Chatonnay
Les grands arbres ... (?) dans le jardin les uns ont été plantés en 1747 et les autres en 1749 et 1750 ce sont cerisiers et prunier qui m'ont été donné la plus grande partie de Madame de Laubespin ; j'ai fait planter les charmes qui sont sur le cimetière ; j'avais aussi fait planté plusieurs tilleuls sur la place publique mais les enfants et les bêtes ne les ont pas voulu souffrir, il y en a deux depuis 1749
Je n'écris tout ceci que pour m'amuser et passer le temps et pour amuser le lecteur qui apprendra des faits et des petites circonstances qu'il sera bien aise de savoir ; j'omets bien des choses que la mémoire ne me fournit pas, c'est un journal fait dans deux jours que je ne savais que faire ce sur la fin de mes jours et pour remplir les feuillets blancs de ce registre
Un nommé Bouquerod prêtre curé à Nantey fut pourvu de la chapelle de Sainte Barbe à la nomination de Maurice Bouquerod de Dramelay environs 1733 ou 1734 ce prêtre fit croire au collateur qu'ils étaient parents et qu'il avait un titre où il était dit que le collateur devait nommer un parent par préférence à tout autre tout cela était ... (faux?) il ne s'étaient jamais connu ni parlé et il n'avait aucun tite. Mais le vin au secours des mensonges persuada le pauvre collateur et nomma le sieur prêtre Bouquerod ; je le mis en possession de ladite chapelle Sainte Barbe (sise ?) en l'église de Chatonnay et il me chargea du service à dix messes par an entre confrère, je ne lui demandai aucune sûreté je m'en fiais à sa parole d'honneur ; il a possédé cette chapelle pendant onze ans, j'en ai fait le service, je l'ai requis à me satisfaire par plusieurs lettres envoyées par exprès sans me donner aucune réponse, à la fin 3 ou 4 ans avant sa mort il me répondit que sitôt que sa servante serait guérie il viendrait me payer, il faut que cette servante ait été malade pendant 3 ou 4 ans puisqu'il est mort sans me donner un sol ; ses héritiers (c'est une nièce seule héritière à l'exclusion d'un frère et de plusieurs neveux) cette héritière en héritant des louis de son oncle hérité aussi de son honneur, elle a fait bombance des louis pendant 3 ou 4 ans mais petite figure de l'honneur ; elle s"'est moquée de ma demande elle est aujourd'hui misérable à la charité des gens charitables ; du vivant de ce chapelain, la chapelle tombait en ruine, deux cordons attachés à la voûte étaient déjà tombés, les deux autres allaient tomber, elle était toute déplâtrée ; il était informé du désastre de sa chapelle, il n'y a jamais mis un sol de réparation pendant 11 ans
Je suis pourvu de ladite chapelle depuis 1746 je n'en dit rien sur mon compte
Le quatorze juin 1749, le sieur Borrel d'Arinthod, un de mes bons amis, travaillant au jardin de la cure pour passer le temps, découvrit un cercueil ou tombeau qui était en terre d'environs un pied et demi, vis-à-vis la fenêtre du poêle, de la distance de ladite fenêtre d'environ deux toises ;  ce cercueil était long d'environ six pieds, les deus côtés étaient fait de tufs, six de chaque côtés ; un à la tête et un autre aux pieds ; et il était couvert de trois laves qui appuyaient sur les tufs de chaque côtés ; chaque lave pouvait avoir deux pieds de long et un pied et demi de larguer, un squelette était renfermé dans ledit cercueil, il n'y manquait pas un os. Nous sortîmes de la terre ledit cercueil par pièces et nous y laissâmes les os, il y a pour le moins deux pieds de terre dessus, je pense qu'il n'en sortiront qu'à la fin du monde.
En 1749 je fis faire une quête de blé à Chatonnay seulement pour les réparations de l'église, on n'en avait point fait en 1746 et 1747
Cette quête de 1748 fut d'une mesure de froment, deux mesures de maïs et huit de mêlé, le tout vendu environ 13 livres qui ne sont pas encore employées aux réparations ; reste 5 livres à compte des 13 livres ci devant, j'ai donné huit livres tant pour fermer la porte du jardin que pour sermenter les volets du clocher et des deux portes des latrines
J'ai reçu d'Emmanuel Comte de Dramelay 7 livres et 10 sols prix de la quête faite à Dramelay pour l'église, vendue sur la place dudit Dramelay et délivré au plus offrant qui fut ledit Emmanuel Comte le 23 janvier 1749
Plus reçu de Joseph Perrin, échevin de Dramelay en 1749 trois livres et 12 sols de la quête faite pour les incendies de Perrigny sur l'Ognon le 1er décembre 1749
J'ai reçu de Philibert Carnet échevin de Chatonnay en 1749 neuf livres de la quête faite audit Chatonnay pour l'église dudit lieu le 10 décembre 1749
Plus reçu de l'échevin de Dramelay 45 sols de la quête faite à Chatonnay (?) pour les incendies de Jeurre le 10 janvier 1750
 Plus reçu de l'échevin de Chatonnay 55 sols de la quête faite à Chatonnay pour les incendies de Jeurre
Total des quêtes tant de Chatonnay que de Dramelay pour l’église de la paroisse, 20 livres et 10 sols
Total de quêtes tant de Chatonnay que de Dramelay pour les incendies de Perrigny sur l'Ognon 8 livres 12 sols délivrés à M. le doyen Jacquot curé de Clervaux après Pâques 1750
Plus reçu de l'échevin de Chatonnay 4 livres comprises dans le total de la quête faite à Chatonnay pour les réparations de l'église en 1749
Plus reçu de l'échevin de Chatonnay 5 livres comprises dans le total de la quête faite à Chatonnay pour les incendies de Perrigny sur l'Ognon en 1749
[Barré et mention "marqué ci devant"]17 arbres nains qui sont dans le jardin viennent de Bourg en Bresse m'ont coûté 8 livres tant pour les arbres nains que pour les deux journées de l'homme qui alla les chercher, et ils furent plantés au mois de mars 1740 sans la nourriture
En 1750 le premier jour de mars, Jean Mathon d'Agea fut engagé par les paroissiens pour maître d'écoliers à 21 sous de gages. Ledit Mathon travaillant dans le jardin de la même année, dans le carreau en entrant dans l'allée du jardin à main gauche, trouva les os d'un corps couvert de quatre grosses laves.
La petite cloche fut fendue le jour de Pâques 1750 en sonnant les premiers coups de vêpres
Au mois de février 1750 j'ai encore fait planter six tilleuls sur la place je doute qu'on les y laisse ; si on n'avait pas arracher ceux que j'ai fait planter il y a plusieurs années, ils seraient déjà beaux
A Dramelay en 1749 ramassant au mois de janvier la dîme de tous les blés de carêmes nommée grabadis, Pierre Cugnet de Chisséria de la paroisse de Saint Hymetière nia demeurer dans la grange de M. de Boutavent à Dramelay en 1748 ; il ne voulais payer le dit grabadis qu'à volonté, c'est à dire qu'une mesure d'environ 50 ; et il devait payer une mesure de 16 selon l'usage de temps immémorial. Sur son refus, je le fis assigner, à la fin il se soumit, et sur sa soumission, M. le lieutenant général d'Orgelet prononça que ledit Pierre Cugnet et tous les habitants de Dramelay payeraient le grabadis à la 16ème . Voilà un titre pour le dit sieur curé de Chatonnay ; je n'ai trouvé aucun papier en entrant dans le bénéfice, je n'ai perçu les revenus que sur la bonne foi des paroissiens laquelle cependant il ne faut pas se fier. La plupart ne paient pas le grabadis à la 30ème  ; je n'ai pas relevé ledit jugement par conséquent on ne le trouvera pas parmi les papiers de la cure, il m'en coûta cependant pour frais plus de 12 livres; le procureur me demanda 10 livres que je lui donnai et ledit Pierre Cugnet ne m'a donné que 6 livres
De toutes les quêtes ci devant faites dans la paroisse en 1749, il en reste 25 livres
Le tapis sur l'autel coûte 4 livres tout fait, et il a été mis sur l'autel le 12 juillet 1750. Il me reste donc 21 livres pour l'église que j'ai employé dans le devant d'autel de cuir doré avec celui des deux crédences qui ont coûté à Lyon 24 livres et qui ont été mis dans leur cadre et posé à l'autel le 31 septembre 1750
L'on a fait une quête les fêtes de noël 1750 pour les incendies de Salins, Coyron  et de Jeurre
La quête de Dramelay est de six mesures de tout blé mêlé ensemble ; elle a été vendue par Joseph Clerc échevin dudit lieu 3 livres à 10 sols la mesure qu'il m'a remis le 3ème janvier 1751 et 5 sols reçu d'une femme dudit lieu total 3 livres 45 sols
La quête de Chatonnay pour les incendies ci dessus est d'une mesure ¾ de froment vendu. La quête faite à Chatonnay et à Dramelay les fêtes de Noël en 1750 pour les réparations de l'église est de 15 mesures de froment et de 2 mesures de maïs
En 1751 j'ai fait venir de Bourg en Bresse par le carrosse jusqu'à Cuiseaux 12 arbres nains et de Cuiseaux apportés à Chatonnay et plantés dans le jardin le 17 mars 1751. Ce sont de plusieurs sortes de poiriers et ont coûtés 7 livres vendus à Chatonnay et 20 sols pour le porteur de Cuiseaux
Je dois à l'église de Chatonnay 27 livres depuis aujourd'hui 14 mai 1791
Tout l'argent qu'ont produit toutes les quêtes ci devant faites en 1751 exceptée celle faites pour l'église a été remise au sieur doyen rural le 30 avril 1751
La quête de Chatonnay et de Dramelay faites les fêtes de Noël en 1750 pour l'église qui est de 15 mesures de froment ont été vendue le 16ème juin 1741 à 26 sols la mesure total 19 livres et 10 sols. le maïs n'a pas encore été vendu
Employé des 19 livres et 10 sols ci dessus pour le tableau de Saint Maurice et celui de la conception de la sainte vierge sur la même toile qui ont été faites par le sieur Vernier peintre demeurant à Lons le Saunier et qu'il a apporté à Chatonnay le 27 juin 1741 ; ils ont coûté les deux 24 livres, par conséquent c'est 4 livres et 10 sols que j'ai fourni
Les deux mesures de maïs ci dessus ont été vendues 30 sols à 15 sols la mesure reste trois livres que j'ai fourni
La quête faite à Chatonnay pour l'église le 26 septembre 1751 se monte à 19 mesures et demi de froment qui ont été vendu le 20 mars 1742 à 35 sols la mesure total montant à 52 livres et 10 sols. C'est 27 livres que je dois à l'église du 17 mai 175? au dessus de cette page proviennent des deux sols six deniers donnés par tout les paroissiens pour être reçu dans la confrérie de nosire dame de Montsera le tout faisait 30 livres six denier, le commis de cette confrérie nommé pour recueillir cet argent n'a point passé par Chatonnay comme il était dit dans le mandement ; c'est pourquoi j'emploie cet argent aux réparations de notre église qui en a bien besoin
J'ai fourni 3 livres pour le tableau de la bannière ; reste environ 24 livres pour l'église. Plus j'avais à l'église 15 livres donnés par Joseph Vuichard que sa femme Thérèse m'a donné le 29 mars 1752, plus 15 livres données par feu Irénée Maire que son frère m'a donné le 2 mars 1752 total 54 livres, jointes aux 52 livres et 10 sols des quêtes de froment vendu le 20 mars 1752 le tout monte à 106 livres et 10 sols employés à la bannière que j'ai fait faire à Lons le Saunier en allant à Besançon le 7 avril 1752. Elle a coûté tout compris 134 livres et 16 sols, c'est donc 28 livres et 6 sols que j'ai fourni et je ne doit rien à l'église ; et il m'est rendu les 28 livres et 6 sols ci dessus
La cloche qui fut cassée le jour de pâques 1750 par Claude Masson de Chatonnay en carillonnant les premiers coups de vêpres a été fondue le 27 juin 1752 par un nommé Dubois de Lorraine, et elle fut bénite le 26 juillet jour de Sainte Anne de la même année que ci-dessus par le curé dudit Chatonnay, son parrain Messire Jean François de Falletans, grand prieur de Gigny et chevalier de l’ordre de Saint Georges, et sa marraine Dame Anne Antoine de Chatonnay, chanoinesse de Château Châlon, fille de Messire Charles Joseph  de Mouchet Batteford comte de Laubespin, baron de Dramelay, seigneur d’Arinthod, Chatonnay et autres lieux ; cette cérémonie fut faite présents messires Charles Joseph comte de Laubespin, messire de Moiria chanoine de Saint Claude et des sieurs Alexis Nicolas Genod curé d'Arinthod, Philibert Monnoyeur curé de La Boissière, Salomon vicaire en chef à Monnetay, Philippe Dion curé à Dramelay-le-Château, le sieur Outhier familier à Arinthod, le sieur Outhier religieux dominicain à Poligny et le sieur Champion de Charnod avocat et bailli de la seigneurie de Charnod et d'Arinthod
Des le 24 de septembre jusqu’au quinze d’octobre de 1752, le sieur Etivant dit Saint Martin, maître sculpteur et doreur, a resté à la cure pour dorer et argenter le cadre de Saint Maurice, vernir la chaire et le siège qui est au chœur, renouveler toutes les couleurs des figures de saints et saintes, qui sont tant au chœur qu’à la chapelle de Sainte Barbe, dorer les deux boules de la bannière, marbrer le chauffe pence du salon, dorer et argenter le crucifix qui est au salon ; pour le tout ledit Saint Martin, resté à Chatonnay 3 semaines entières, de sorte que tant les livres d’or et d’argent et toutes les couleurs [note marginale illisible] que j’ai fournis, les dix huit journées et la nourriture dudit ouvrier sauf celle de Jean Mathon maître d’école qui lui aidait à broyer et poser les couleurs, et que j’ai nourris pendant les trois semaines, toute la dépense et argent déboursé montent à 80 livres. Monsieur de Falletans, grand prieur de Gigny, parrain de la cloche ci devant nommé, mis sur l’autel 24 livres que j’ai employé en planches et lambris qui coûtèrent 27 livres et 10 sols dont le placard de la bannière et les bancs qui sont le long de l’église ont été faits avec le chassy du salon de la cure, le tout au mois d’octobre 1752
La paroisse me doit donc 100 et 8 livres et je ne dois rien à la paroisse. Je ne sais pas encore combien montera la quête de cette année 1752 et qui n'est pas encore rempli
Elle monte 24 mesures de froment qui ont été vendu le 31 mai 1753 à 33 sols la mesure total 39 livres 12 sols
Je fis faire une quête dans la paroisse le 31 mai 1753 pour les incendies de Clervaux le vaux d'Ain, on trouva à Chatonnay six mesures tant de mêlé que de maïs et une mesure de froment qui ont été vendu six livres ; à Dramelay l'on trouva 4 mesures tant de mêlé que de maïs qui ont été vendu 3 livres total 9 livres
[Autre écriture] Registre de la paroisse de Chatonnay cottés et paraphés par nous lieutenant général soussigné le quinze janvier 1741 [signature] Oyselet de Legnia
[fin du registre, avec la mention "pour l'année 1741"]

 


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